La 4e Réunion régionale africaine sur la transformation des systèmes alimentaires favorise la mise en œuvre, la collaboration régionale et les actions menées par les pays
La 4e réunion régionale africaine sur la transformation des systèmes alimentaires s'est achevée à Accra, au Ghana. Elle a rassemblé des coordinateurs nationaux des systèmes alimentaires, des gouvernements, des institutions régionales, des entités des Nations Unies, des chercheurs, des représentants de la jeunesse et des partenaires de développement afin de renforcer la coordination des actions en faveur de la transformation des systèmes alimentaires à l'échelle du continent.
Organisée par le Centre de coordination des systèmes alimentaires des Nations Unies et le gouvernement du Ghana, en collaboration avec le Bureau régional de la FAO pour l’Afrique et avec le soutien de partenaires tels que l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, cette réunion de trois jours s’est concentrée sur l’accélération de la mise en œuvre des feuilles de route nationales pour les systèmes alimentaires, le renforcement de la collaboration régionale, la promotion des priorités en matière de financement et d’investissement, et le renforcement de l’alignement sur la Déclaration de Kampala du PDDAA, l’Agenda 2063 et les résultats du Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires +4 (UNFSS+4).

Les participants ont échangé leurs expériences et les enseignements tirés dans toute la région, soulignant les progrès réalisés en matière de gouvernance, de coordination, d’engagement du secteur privé, d’inclusion des jeunes, de science et de données, ainsi que les efforts visant à mettre en place des systèmes agroalimentaires plus résilients et durables dans un contexte mondial de plus en plus complexe.
En ouvrant la réunion, Augustus « Goosie » Tanoh, conseiller présidentiel pour l’initiative « 24-Hour Economy » au sein du Bureau du président du Ghana, a souligné que « le Ghana s’engage à veiller à ce que les messages issus de cette réunion soient ancrés dans les réalités de nos agriculteurs et des communautés qu’ils nourrissent, ainsi que dans les réalités auxquelles notre agro-industrie est confrontée ».
La Secrétaire générale adjointe Amina J. Mohammed a noté que « nous nous réunissons à un moment décisif, alors qu’il ne reste que quelques années pour réaliser l’Agenda 2030. Les systèmes alimentaires restent l’un de nos moteurs les plus puissants pour garantir la sécurité alimentaire, une alimentation saine, des moyens de subsistance décents et la résilience face au climat ».
Les discussions tout au long de la réunion ont mis fortement l’accent sur la mise en œuvre pratique et le leadership des pays. Les coordinateurs nationaux ont souligné l’importance d’une coordination renforcée autour des priorités nationales aux niveaux régional, national et local, tout en renforçant la collaboration entre les gouvernements, les institutions régionales, les partenaires de développement et le secteur privé. Les participants ont également mis en avant la nécessité de renforcer les filières d’investissement, d’harmoniser davantage les financements et d’adopter des approches pratiques susceptibles de renforcer la résilience, les moyens de subsistance et les opportunités économiques à travers le continent.
S.E. Moses Vilakati, commissaire de l’Union africaine chargé de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable, a noté que « cette réunion offre une occasion cruciale d’accélérer la mise en œuvre des trajectoires nationales des systèmes alimentaires et de les aligner sur les plans d’investissement nationaux du PDDAA, les stratégies climatiques et les priorités en matière de nutrition. »
La réunion a également mis en avant le rôle croissant de la coopération régionale pour relever les défis communs des systèmes alimentaires, notamment les pressions climatiques, les chocs économiques, l’insécurité alimentaire, les barrières commerciales et la nécessité d’élargir les opportunités pour les jeunes dans l’ensemble de l’économie alimentaire africaine. Les participants ont souligné que la transformation des systèmes alimentaires s’inscrit dans un environnement en rapide évolution et de plus en plus complexe, marqué par le changement climatique, les conflits, la volatilité économique et une pression croissante sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.
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Les discussions ont mis en évidence l’importance de mesures plus solides de renforcement de la résilience, de solutions ancrées localement et de systèmes de gouvernance inclusifs capables de répondre aux diverses réalités nationales et infranationales. Abebe Haile Gabriel, Sous-directeur général et Représentant régional pour l’Afrique à la FAO, a souligné que « la question n’est plus de savoir si la transformation est nécessaire, mais comment y parvenir avec une gouvernance plus forte, des résultats mesurables et une responsabilité au niveau national ».
Edmund Moukala, directeur du Bureau de l’UNESCO à Accra et représentant auprès du Ghana, a affirmé que « la transformation des systèmes alimentaires n’est pas la tâche d’un seul ministère. Il s’agit d’un effort impliquant l’ensemble du gouvernement et l’ensemble de la société ».
Plusieurs pays ont également partagé des exemples de progrès et d’innovation, notamment des efforts visant à renforcer la coordination multisectorielle, à améliorer les systèmes de responsabilité, à développer l’agriculture intelligente face au climat, à soutenir l’entrepreneuriat agroalimentaire mené par les jeunes et à élaborer des voies nationales et des stratégies de financement plus propices à l’investissement.
Carlos Watson, directeur du Centre de coordination des systèmes alimentaires des Nations Unies, a souligné que « la diversité des expériences, des compétences et des initiatives de leadership exprimées ici aujourd’hui reflète à la fois l’ampleur du défi qui nous attend et la détermination collective à le relever ».
Khaled Eltaweel, coordinateur principal de programme au Centre de coordination des systèmes alimentaires des Nations Unies, a ajouté que « des progrès sont réalisés au niveau national, bien qu’à des rythmes différents et face à des défis variés, mais qu’ils contribuent en même temps à la transformation des systèmes alimentaires ».
La réunion a également été l’occasion pour les coordinateurs nationaux et les partenaires de renforcer leurs relations, d’identifier des priorités communes et d’approfondir les échanges entre pairs entre les différents pays. Les participants ont souligné l’importance d’une collaboration continue, du partage des connaissances et d’un soutien coordonné pour aider à accélérer les progrès vers des systèmes alimentaires plus résilients, inclusifs et durables à travers l’Afrique.
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Notes à l’intention des rédacteurs
La 4e réunion régionale africaine sur la transformation des systèmes alimentaires s’est tenue à Accra, au Ghana, du 18 au 20 mai 2026.
La réunion a été organisée par le gouvernement du Ghana et le Centre de coordination des systèmes alimentaires des Nations Unies, en collaboration avec le Bureau régional de la FAO pour l’Afrique et des partenaires tels que l’AUDA-NEPAD et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.
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Photos de la réunion
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