Les pays d'Asie-Pacifique passent des engagements à la mise en œuvre dans la transformation des systèmes alimentaires
Les représentants gouvernementaux de 25 pays d'Asie et du Pacifique, ainsi que plus de 20 agences des Nations Unies, partenaires régionaux, institutions financières et organisations de la société civile, ont conclu deux jours de dialogue de haut niveau lors de la 4e réunion sur la transformation des systèmes alimentaires en Asie-Pacifique, organisée par le Pôle de coordination des Nations Unies sur les systèmes alimentaires en collaboration avec la CESAP, la FAO et avec le soutien du Mouvement SUN, du Partenariat NDC, du Secrétariat de la CCNUCC et de l'Association des agriculteurs d'Asie.
La région compte désormais 31 feuilles de route nationales pour la transformation des systèmes alimentaires, dont six ont été mises à jour depuis le Bilan 4 ans après le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires (UNFSS+4), ce qui reflète un engagement politique croissant et une évolution vers la mise en œuvre. Les pays ont souligné que la phase de conception était terminée : la mise en œuvre et le financement sont désormais les priorités déterminantes pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires d'ici 2030.
Principaux points forts de la réunion
La mise en œuvre comme priorité centrale
Les pays ont souligné la nécessité urgente de traduire les engagements en programmes financés, en politiques mises en œuvre et en résultats mesurables. Les délégués ont mis en évidence les obstacles persistants, notamment la gouvernance fragmentée, les capacités limitées au niveau infranational, l'insuffisance des compétences techniques et l'accès difficile au financement international.
Renforcer la résilience dans des contextes complexes
Face aux chocs climatiques, à la volatilité économique et aux risques de catastrophes, les pays ont souligné la nécessité d'une production intelligente face au climat et respectueuse de la nature, de chaînes de valeur localisées, de systèmes d'alerte précoce améliorés et de liens plus étroits entre l'aide humanitaire, le développement et le financement climatique.
Identification des obstacles à la transformation
Une session en petits groupes a permis de mettre en évidence les principaux défis structurels qui ralentissent les progrès :
- Systèmes de gouvernance cloisonnés et contraintes juridiques
- Faible coordination entre la planification des politiques et les décisions de financement
- Volonté politique limitée pour assurer la cohérence des politiques
- Capacités infranationales insuffisantes
- Désalignement entre les plans, les budgets et les investissements nationaux et infranationaux
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Les pays ont identifié les domaines nécessitant un soutien ciblé
Les délégués ont défini des besoins clairs, notamment :
- Une assistance méthodologique et technique pour renforcer la cohérence des politiques
- Des lignes directrices pour la transformation des systèmes alimentaires
- Un plaidoyer collectif en faveur d'une résolution des Nations unies sur les systèmes alimentaires
- Des projets pilotes pour mettre en œuvre les lignes directrices sur le travail décent, l'égalité des sexes et la gouvernance inclusive
- Des systèmes de données, des outils numériques et des interfaces science-politique améliorés
Le soutien a été apporté par des pays et des partenaires, reflétant une harmonisation croissante au sein de l'écosystème de soutien.
Déploiement à grande échelle des innovations et des partenariats
Les pays ont présenté des solutions prêtes à être déployées à grande échelle : plateformes agricoles numériques, technologies intelligentes face au climat, protection sociale tenant compte des besoins nutritionnels et modèles de marché centrés sur les agriculteurs. De nouveaux partenariats ont été mis en avant, tels que les réseaux d'agroécologie en Asie du Sud-Est, les modèles de vulgarisation universitaire, le plan de coopération MIDORI du Japon et les collaborations régionales en matière de recherche agricole.

Prochaines étapes
Les participants ont souligné la nécessité de renforcer les systèmes de suivi, de mobiliser des financements ciblés, d'étendre l'apprentissage entre pairs et d'assurer des mises à jour annuelles sur les progrès réalisés et les besoins émergents. La réunion a réaffirmé que la gouvernance inclusive – en particulier le rôle des Jeunes, des Femmes et des Peuples autochtones – est essentielle pour des systèmes alimentaires résilients et équitables.
La 4e réunion sur la transformation des systèmes alimentaires en Asie-Pacifique s'est achevée sur un engagement renouvelé des pays et des partenaires à accélérer les progrès vers des systèmes alimentaires résilients, durables et favorables à la nutrition d'ici 2030.
Contact médias
Rathana Peou Norbert Munns
Expert principal en politiques agroalimentaires
Pôle de coordination des Nations Unies sur les systèmes alimentaires
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